Carême : le chemin vers Pâques

« Carême », quarante pleines journées avant « Pâques » ; et ça commence par le « Mercredi des cendres ». Essentiellement, ce jour-là, en début de messe, au « rite pénitentiel », sur le front ou dans le creux des mains, on est « signé » par le prêtre avec des cendres.

Les cendres, ce qui reste au bout, quand le temps qui passe ne laisse que des souvenirs, des « cendres mémorielles ».

Nous venons d’en avoir un rappel horrible avec le drame de Crans-Montana, qui laisse, justement, un « goût de cendres » dans la bouche.

En carême on évoque la si belle aventure de Jésus de Nazareth, dont il ne r este au terme, le « samedi Saint » que des « cendres » . Nous espérions qu’il allait nous délivrer, mais condamné à mort et crucifié, « depuis trois jours tout est fini », disent ses disciples, « le moral dans les chaussettes », aux mystérieux marcheurs qui l’ont rejoint sur la route d’Emmaüs.

– « Mais vous n’avez vraiment rien compris au « film », leur dit celui-ci – Attendez, je vous explique, et « commençant par Moïse et par tous les prophètes » il leur expliqua. C’est ce que l’Église continue de faire aujourd’hui pour nous dans toutes les lectures bibliques de ce temps liturgique du Carême. Jésus répond à nos questions : – Pourquoi si souvent on marne tant la vie, pourquoi la vie se termine, nous oblige à nous séparer alors qu’on voudrait « vivre toujours avec ceux qu’on aime », pourquoi trop souvent nos projets n’aboutissent pas, et pourquoi Dieu nous laisse dans cette mélasse !! « Notre cœur n’était-il pas tout brulant tandis qu’il nous parlait en chemin et nous faisait comprendre.

Bon carême à nous tous de la part de notre Église, pour vivre à notre tour ce feu intérieur.

Christian Rochegude, prêtre du diocèse de Valence