Qu’entend-on par évangélisation ?
 

Quelques réflexions sur le synode

Qu’entend-on par évangélisation ?

Voici quelques unes des réflexions le plus souvent entendues lors des débats sur la constitution des équipes synodales : comment vais-je bien pouvoir évangéliser ceux qui n’ont pas la foi, ou juste un peu, ou pas autant qu’il faudrait ? L’objectif est-il de convertir ? de ’faire des conversions’ ? Que dois-je annoncer ? Le credo ? Les béatitudes ? Les dogmes ? Je ne suis pas sûr de moi, ni dans ma foi, ni dans mes capacités à m’exprimer.

Face à ces questions diverses, je vous propose de lire divers éléments de réponse venant de trois horizons différents, en gardant la saveur du pape François pour la fin.

D’abord des lignes d’un livre récent d’Enzo Bianchi, laïc italien fondateur de la communauté interconfessionnelle de Bose qui rassemble des moines, des moniales et des laïcs : « Nouveaux styles d’évangélisation ».
Voici la bonne nouvelle : la Parole de Dieu suit sa trajectoire pour rejoindre les hommes et ouvrir en eux le chemin de la conversion en vue de la rencontre avec le Seigneur vivant. Répondre à cette parole en entrant dans le dialogue initié par Dieu, c’est ce à quoi est invitée l’humanité entière : la mission évangélisatrice de l’Église consiste à se faire l’écho de cette Parole pour que tout homme puisse l’écouter comme s’adressant à lui-même et se laisser illuminer par elle.

Dans ce livre est cité le cardinal Ratzinger qui a écrit, avant d’être élu pape : Comment devenir un homme ? C’est la question que se pose pose tout homme. Comment apprend-on l’art de vivre ? Quel est le chemin du bonheur ? Évangéliser veut dire : montrer ce chemin, enseigner l’art de vivre ; Jésus dit, au début de sa vie publique : je suis venu porter la bonne nouvelle aux pauvres (Lc 4, 18). Cela veut dire : j’ai la réponse à votre question fondamentale ; je vous montre le chemin de la vie, le chemin du bonheur, bien plus : je suis le chemin, l’Évangile, la bonne nouvelle en personne.

Voici enfin des extraits d’un article publié dans l’édition de La Croix du 31 août, intitulé : François, un pasteur missionnaire aux accents de prophète (ce sont des citations du pape) :
rejoindre les périphéries, rejoindre tant de gens qui ont besoin et attendent l’Évangile. Si le missionnaire est contemplatif, s’il évangélise à genoux, il n’a plus peur de se tromper ou du regard des autres, il nage à contre-courant, des mondains, il ne se satisfait pas de compromis, il devient attirant et persuasif dans l’évangélisation ; ainsi l’Église peut grandir par attraction.. Le pape exprime sa préférence pour une Église qui sort, même si elle connaît certains accidents.

On voit qu’il n’y a pas une seule définition de l’évangélisation. C’est bien normal, car nous sommes là au cœur de notre foi : de quelle lumière éclaire-t-elle le monde, comme une lampe sur le boisseau ? Notre foi provoque-t-elle le désir ? Et en cette période de crise, voyons-nous dans le monde l’Esprit à l’œuvre (la création toute entière est dans les douleurs de l’enfantement Rm 8,22).
Ces éclairages différents et complémentaires devraient nous aider dans notre marche vers le synode.

BH







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