Portes ouvertes

Il est des parents qui éconduisent leurs enfants, les empêchant de s’approcher de la lumière !...


 


Un dimanche matin de l’été. La porte de l’église est restée grande ouverte pendant la messe. Depuis le chœur, je suis bien placé pour voir ceux et celles qui passent devant le porche. Beaucoup s’arrêtent. Ils regardent. Des adultes, mais aussi des enfants. Une petite fille regarde longuement, tirée de la main par ses parents impatients d’aller plus loin. Elle résiste. Il est des parents qui éconduisent leurs enfants, les empêchant de s’approcher de la lumière !... Une autre est là, son papa accroupi à côté d’elle, pointant le doigt pour lui expliquer je ne sais quoi. Il est des parents qui savent conduire, éduquer les enfants qui leur sont confiés…

Petite scène banale de la vie qui nous invite à laisser ouverte la porte de nos églises, y compris pendant nos assemblées de prière. Même si beaucoup voudraient repousser toute expression de foi dans la sphère privée, l’Eglise se doit d’être visible. Nous n’avons pas forcément à déambuler bannière en tête au milieu de la foule, mais nous pouvons ouvrir la porte, afin que le monde voie, qu’il se laisse saisir peut-être par le mystère que nous célébrons.
Les enfants et ceux qui ont gardé un esprit d’enfance ont soif, soif de connaître, soif de rencontrer le Christ sans pouvoir le nommer. Qui le leur montrera ? Y aura-t-il des adultes, comme ce papa, capables de dire, d’expliquer aux enfants assoiffés que sont nos contemporains ? Certains oseront entrer, bravant leurs appréhensions, leurs sentiments d’indignité ou leur peur du qu’en-dira-t-on… Il ne nous appartient pas qu’ils entrent, encore moins qu’ils restent une fois entrés.

Mais il nous appartient de fermer la porte ou de l’ouvrir.

Bruno DEROUX






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