Pentecôte
 


PENTECOTE 2018


 


Situons d’abord le contexte de cette fête de Pentecôte. Le mot signifie en grec "50". En ce cinquantième jour après Pâques, la foule se presse à Jérusalem : c’est la fête des moissons et, en même temps, le rappel de la Loi donnée à Moïse sur le Mont Sinaï. Ce jour-là, tonnerre et feu manifestaient la présence de Dieu. Ce jour-là, les Hébreux, de 12 tribus qu’ils étaient, devenaient Un Seul Peuple...


Autrement dit, en ce matin de Pentecôte, c’est comme si un Nouveau Peuple venait au jour, dans le tonnerre et le feu : l’Eglise naissante. Mais ce feu paraît sous forme de langues qui se posent sur chacun des apôtres. Parler de "langues" évoque bien sûr l’épisode de la Tour de Babel où les hommes ambitionnaient de toucher le ciel, d’être aussi forts que Dieu ! Et les hommes ne se sont plus compris, les langues se brouillant. En ce jour, les langues ne sont plus un obstacle : L’Esprit-Saint donne à chacun de comprendre !...


Mais qui donc est l’Esprit-Saint ? Jésus avait promis un "défenseur", un "avocat", qui permettrait à ses amis d’être forts dans l’adversité : c’est l’Esprit-Saint... Celui-ci nous conduira vers la Vérité, vers le Christ lui-même ; il nous fera entrer dans son intimité.


C’est ainsi que les apôtres ont cheminé avec Jésus, ont appris à le connaître. Mais nous ? Nous avons nous aussi besoin de temps pour le découvrir. Certes, l’Esprit tombe sur qui il veut, quand il veut, où il veut ! En se levant, le matin de Pentecôte, les apôtres étaient loin de se douter de ce qui les attendait... De même Paul persécuteur des premiers disciples de Jésus, pouvait-il deviner que le Ressuscité se manifesterait à lui sur le chemin de Damas ?


Cet Esprit vient se joindre à notre chair, dit Paul, pour nous permettre de vivre l’appel de Jésus : "Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés". Vivre sous la conduite de l’Esprit n’est pas facile ! Adultes, nous prétendons si souvent marcher seuls ! Mais en fait, si nous refusons l’Esprit de Dieu, nous vivrons sous d’autres influences. Paul énumère 15 oeuvres de chair quand celle-ci se retrouve seule. Nous les connaissons bien !Alors je préfère m’attacher aux 9 fruits de l’Esprit qu’il cite...


D’abord l’AMOUR : c’est ce qui résume tout ! Si la chair se retrouve seule, alors les instincts prendront le dessus et nous vivrons des amours tordues...


La JOIE : Combien de plaisirs éphémères qui ne procurent pas la joie profonde dont nous rêvons !


La PAIX, que nous confondons trop souvent avec la tranquillité égoïste ("fichez-moi la paix !") !


La PATIENCE, qui contraste avec le ’tout tout de suite’, la précipitation, attitude infantile par excellence !


La BONTE, y compris quand nous aurions envie de mordre, de nous venger !


La BIENVEILLANCE, qui est une façon de regarder l’autre, non dans ses défauts mais dans ce qu’il a de meilleur !


La FIDELITE, qui contraste avec ces paroles données, ces promesses que nous oublions si facilement !


La DOUCEUR, qui vient étrangler toutes les violences, verbales ou physiques, qui nous menacent !


La MAITRISE DE SOI enfin, quand la chair nous entraînerait au laisser- aller : Il est plus facile de descendre que de monter !


Voilà qui est l’Esprit-Saint que nous fêtons. Nous l’avons revêtu au jour de notre baptême. Qu’il nous accompagne chaque jour et que nous vivions sous sa conduite.


 


Bruno DEROUX


 






  Mentions légales   Contact     Administration        Suivre la vie du site    SPIP